La foire de Sedan : ils en parlent ...
9, 10 et 11 septembre 2005 : Sous le pavé et l’herbe la grande fête !

Malgré
une première journée nuageuse, la soixante-dixième Foire de Sedan a
démarré en beauté. Une foule dense et débordante de bonne humeur a
envahi les rues de la ville ainsi que la Prairie où se déroulait la
foire agricole.
LA foule, dès ce samedi, était au rendez-vous, de cette soixante-dixième édition de la foire de Sedan.
Certes, après une semaine littéralement caniculaire,
cette première journée s’est avérée un tantinet nuageuse. avant de
tourner, en soirée, à la pluie fine. ce qui n’a nullement empêché
l’ambiance, bon enfant et conviviale qui est véritablement la marque de
la foire sedanaise d’être de mise.
Une foire qui fait désormais la part belle au commerce
et à l’agriculture. La traditionnelle visite inaugurale a permis aux
personnalités présentes de constater à quel point cette bi-polarité
faisait toute l’originalité de cette manifestation dont l’UCI et
l’association Ardennes génétique élevage sont parvenues cette année à accroître plus encore l’attractivité.
La Prairie

Les journées de l’élevage qui se
déroulent durant trois
jours attirent de plus en plus de monde. Attraction majeure de cette
première journée : les différents concours agricoles, au cours desquels
étaient présentés bovins, ovins, gallinacées, lapins, et bien entendu
les chevaux de trait ardennais.
Lancé l’an dernier, le Conseil des chevaux de Champagne-Ardenne,
activement soutenu par la région, s’attache à développer une filière
cheval qui rassemble tous les partenaires (éleveurs, centres équestres,
etc.) et un contrat de développement est actuellement en cours
d’élaboration.
Outre la ferme pédagogique, remarquablement organisée,
qui a attiré des milliers de lycéens et de collégiens, le village des
communautés de communes a permis aux visiteurs de découvrir la richesse
et la diversité des terroirs locaux.
J.-Y. B.
L’Ardennais N° 18836 du dimanche 11 septembre 2005 en page B sur 1 page.
http://www.lunion.presse.fr/
Le cheval ardennais

L’Ardennais
est la plus ancienne race de chevaux lourds de France. En effet, sa
présence dans la vallée de la Saône remonte à 50 000 ans avant
Jésus-Christ. Il serait le descendant du cheval de Solutré. De l’époque
romaine au XIXe siècle, cette population a répondu aux besoins de la
guerre ou de l’agriculture. Rusticité, sobriété, docilité, force et
endurance représentent toujours ses principales qualités.
Il fut croisé avec des races de chevaux orientaux pour
le rendre plus léger jusqu’à la Révolution. L’Ardennais servit tant à
la guerre qu’aux travaux agricoles. Au cours du XIXe siècle, afin
d’améliorer la race, on favorisa l’introduction successive de Trait du Nord, de Pur Sang, de Percheron et enfin de Boulonnais. L’Ardennais contribua avec le Trait du Nord à l’élaboration de l’Auxois.
Après un déclin dû à la motorisation de l’agriculture,
le cheval ardennais retrouve ses lettres de noblesse. Son élevage
occupe actuellement le quatrième rang des races françaises de chevaux
de trait. Contribuant à la renaissance de l’attelage, il est très
apprécié pour le débardage du bois en forêt et aussi pour sa viande en
boucherie. Le lait de jument est utilisé en pharmacie (hippothérapie).
Des aides européennes favorisent le développement de sa race.
Monsieur Louis Fisse de la ferme de Bazancourt
(08240 Belleville et Châtillon-sur-Bar, tél : 03 24 30 60 56),
président départemental de la fédération des syndicats d’éleveurs du
cheval ardennais, vice-président de la fédération de l’Est, organise
chaque année le troisième dimanche de septembre un concours national à
Sedan.
L’Ardennais N° 18836 du dimanche 11 septembre 2005 en page B sur 1 page.
Les personnalités ont étrenné cette 70e édition

Le préfet trinque...
Préfet des Ardennes, Adolphe Colrat n’a pas manqué de
goûter la nouvelle bière made in Ardennes, Ardwen, lors de son passage
dans le village des communautés de communes. Une bière blonde et
rafraîchissante que le serviteur de l’Etat a apprécié... avec
modération, cela va sans dire...
Il débarde. à la télécommande
Plus besoin de chauffeur pour conduire ce débusqueur,
engin utilisé dans le débardage des forêts, tout particulièrement
lorsque le terrain est accidenté. Un homme posté à proximité en manie
les mouvements à l’aide d’une simple télécommande. Aussi
spectaculaire : l’abatteuse- débroussailleuse- ébrancheuse qui, par un
même processus d’intervention coupe, ébranche et débite un arbre en
billons, en un temps record. Une démonstration, spectaculaire effectuée
par les techniciens de l’école forestière de Saint- Laurent.
L’Ardennais N° 18836 du dimanche 11 septembre 2005 en page B sur 1 page.
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